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Philadelphia, Pennsylvania

Le mal réel face aux mythes inventés

Péché, salut, enfer, paradis, mal et bien. Six concepts qui structurent la pensée chrétienne. Pourtant, de tous ces concepts, seuls deux existent réellement : le mal et le bien.

Le péché est une construction théologique visant à culpabiliser. Le salut est une promesse invérifiable pour contrôler. L’enfer est une menace inventée pour terroriser. Le paradis est une carotte imaginaire pour pacifier. Mais le mal et le bien ? Eux sont réels, tangibles, vérifiables dans l’expérience humaine quotidienne.

Le mal est universel. Il traverse toutes les cultures, toutes les époques, toutes les sociétés. La question pertinente n’est pas de savoir qui le commet — car tout être humain en est capable. Elle n’est même pas de pointer du doigt les coupables individuels, car ils sont innombrables. La vraie question est la suivante : que fait-on concrètement pour en arrêter la course ?

Et c’est là que le christianisme institutionnel révèle sa complicité scandaleuse.

Tristement, les chrétiens nourrissent le mal de deux manières. D’abord par leur mutisme complice. Face aux injustices flagrantes, à l’exploitation des pauvres, à la corruption systémique, à la violence organisée, ils restent silencieux. Ils prient, mais ne protestent pas. Ils chantent, mais ne combattent pas. Ils espèrent un paradis futur pendant que l’enfer terrestre se déploie sous leurs yeux.

Ensuite, et c’est encore pire, par leur soutien actif aux hommes de fer et de sang qui commettent ces atrocités. Combien de dictateurs ont été bénis par des églises ? Combien de systèmes d’exploitation ont été légitimés par des théologies ? Combien de guerres injustes ont été sanctifiées par des prières ?

Le christianisme vous enseigne à craindre un enfer métaphysique inventé, alors qu’il collabore activement avec les architectes de l’enfer terrestre bien réel. Il vous promet un paradis imaginaire après la mort pendant qu’il vous vole la possibilité d’un monde juste pendant votre vie.

Le bien et le mal existent. Mais seul le second bénéficie du soutien organisé de l’institution religieuse.

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